[Sous mes yeux

La Maison de la Poésie participe depuis quatre ans au programme L’Art pour Grandir de la ville de Paris, avec Anne Mulpas et deux classes de collèges dans le 3ème et le 15ème arrondissement. Cette année, la poète, artiste transmedia et performeuse bénéficie également de la Résidence In Situ dans trois classes du Collège Robert Doisneau à Clichy-Sous-Bois (93). Elle imagine et anime pour eux·elles des ateliers poétiques mêlant écriture, création plastique et numérique.

Valorisant la transversalité et le dialogue entre différents médiums (littérature, arts plastiques, créations sonores et vidéos), ces deux dispositifs ont pour même objectif de familiariser les collégien·es avec la pratique artistique et les établissements culturels, ainsi que de leur faire découvrir d’autres contenus et usages du stylo, du papier, de l’ordinateur et du smartphone.

Après avoir exploré les palimpsestes, les hantises et nos fantômes, Anne Mulpas questionne les différentes réalités et habitudes des individu·es, en partant de leur consommation numérique. Ces cycles d’ateliers ouvrent, grâce à des modules poétiques, sonores et chorégraphiques, un champ de réflexion et de collaboration autour des questions que soulève notre époque du « tout numérique/tout technologique ». 

L’espace offert aux adolescent·es et aux équipes éducatives permet de réinvestir l’imaginaire, de se reconnecter à soi, aux autres et à l’art, en découvrant de nouvelles formes artistiques et en rencontrant des artistes venus partager leur univers. Il s’agit de donner voix, mettre en résonnance les mots et le son avec Rhym Debarrh-Mounir, monteuse son, mais également de prendre corps – décortiquer ce que signifie se raconter au travers de la parole, de la vidéo (avec un zoom, sur son téléphone, en selfies…) et de la danse avec Arielle Chauvel-Levy, artiste associée au projet et danseuse de la Compagnie Ulysse et Ernest.

 « Je suis souvent seul.e mais seul.e avec d’autres qui regardent la même chose que moi. Mais voit-on la même chose ? Est-on si seul.e que ça ? Est-on vraiment anonyme, invisible de part et d’autre de l’écran ? C’est alors comme un jeu de pistes d’où naissent d’autres questions : Qui a créé/produit ce que j’aime ? Qui attend quoi de moi ?  Et moi, et nous, qu’est-ce que je veux, qu’est-ce que nous voulons ? »

Poème vidéo avec les élèves de 6°2 du collège de staël - saison 20-21

Les intervenant·es

Arielle Chauvel-Lévy

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