Édito du programme NOV. / DEC. 2018

Édito du programme  NOV. / DEC. 2018

 

Le festival Paris En Toutes Lettres est fondé sur les hybridations entre littérature et formes artistiques. En se déployant dans près de quinze lieux, il explore les résonances entre la géographie parisienne et sa vie littéraire.  À travers ce foisonnement de propositions, c’est à un Paris surprenant et traversé de littérature que le festival donne voix chaque année.

Il revisite l’actualité éditoriale en lectures et rencontres : Nicolas Mathieu (accompagné de Florent Marchet), Thomas B. Reverdy, Fabrice Caro, Nathalie Léger, Gwenaëlle Aubry (à deux voix avec Judith Chemla), Philippe Vasset (et le collectif Catastrophe), Pauline Delabroy-Allard, la correspondance entre Philippe Sollers et Dominique Rolin, Olivier Cadiot et son Histoire de la littérature récente portée par la voix de Laurent Poitrenaux…

Il accorde une très large place aux créations mêlant musique et littérature : Dominique A pour sa « vie en morceaux », Arat Kilo et son « éthio-jazz » sur les traces de Rimbaud, Feu! Chatterton lors d’une séance d’écoute collective, Chaton, Frànçois Atlas… Il fait dialoguer rap et littérature avec une nouvelle version de « Proses » pour laquelle Issam Krimi et Dtweezer invitent Chilla et Lord Esperanza. Cette année, il s’ouvre plus largement aux récits dessinés : Nicolás Arispe, le prodige de la BD argentine, Quentin Zuttion & Catherine Castro, François Olislaeger et David Prudhomme pour un concert dessiné avec Mathieu Boogaerts ou encore Aurélia Aurita avec Jeanne Cherhal en clôture du festival…

Le festival est aussi une façon de parcourir Paris : écouter Kamel Daoud après sa « nuit au musée Picasso », explorer la BnF avec Nathalie Kuperman et François-Henri Désérable, s’assoupir lors d’une sieste acoustique à la Maison Victor Hugo, célébrer le centenaire de la mort d’Apollinaire à la Bibliothèque historique de la Ville de Paris, écouter À la recherche du temps perdu en 7 heures dans la Chambre du Prince aux Archives nationales, déambuler au Panthéon, casque sur les oreilles, en écoutant Duras, Cendrars ou Bachelard lors de la Nuit de la Radio, danser à la Gaîté Lyrique lors du fameux Bal littéraire de Paris En toutes Lettres…

Enfin, pour la troisième fois, nous inscrirons la mémoire des attentats du 13 novembre dans un moment d’échange et de poésie.  À l’Institut du Monde Arabe, la Nuit de la Poésie débutera cette année le samedi 17 novembre à 19h et nous emmènera jusqu’au lever du soleil. 

 Olivier Chaudenson, directeur

 


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