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Prochainement
à la Maison de la Poésie.

« C’est absurde d’avoir des principes aussi rigoureux

sur ce qu’on doit lire et sur ce qu’on ne doit pas lire.

Plus de la moitié de la culture moderne est faite

de ce qu’on ne doit pas lire. »

Oscar Wilde
L'Importance d'être Constant

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La Maison de la Poésie vous propose de redécouvrir ses soirées en intégralité.

Lecture par Hala Ghosn, Romy-Lynn Attieh & Léda Mansour
Musique par Guillaume Garnier de Barros
Lectures en français, arabe et anglais 
Introduction par Nada Ghosn, co-éditrice de l’anthologie

Cette soirée invite à découvrir cette prose qui traverse un siècle de rupture et donne voix à celles longtemps sous-représentées dans les études littéraires. La poésie contemporaine libanaise est née et s’est perpétuée durant les crises successives, qui ont entraîné des vagues de migrations, constitutives d’identités plurielles. L’exil, la mort, la destruction, mais aussi Beyrouth, la société patriarcale sont des thèmes récurrents. Ce projet vise à rassembler 100 ans de poésie contemporaine en tenant compte du trilinguisme d’un peuple en diaspora. Il propose un récit commun outrepassant les frontières qui manque cruellement dans un contexte de conflits et en l’absence d’un travail de mémoire collective. De par leur engagement et leur écriture, les femmes tissent un lien entre la dimension politique et poétique.
Les voix innovantes de ces autrices, connues telles que Etel Adnan ou Andrée Chedid, et émergentes telles que Darine Houmani ou May Elian, forment un atlas cinétique, une généalogie des poétesses non linéaire portée par la lecture, la traduction et la musique contemporaine. Quel que soit le lieu d’où elles écrivent, quelle que soit la langue, le Liban est présent. Un pays où “la douceur se mêle à une force extraordinaire, où la joie s’accompagne du sentiment perpétuel d’une catastrophe imminente”.

Avec le soutien de La Muse en Circuit, Centre National de Création Musicale et du Collectif La Poursuite

Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026

À lire – Crépuscule – Anthologie des poétesses libanaises contemporaines, édité par Nada Ghosn et Paulina Spiechowicz, Kaph Books, 2024

Lumière par Iris Feix
Son par Jean-François Domingues
Direction technique par Guillaume Parra
Captation vidéo par Claire Jarlan 1:17:53 Crépuscule – Anthologie des poétesses libanaises contemporaines

Crépuscule – Anthologie des poétesses libanaises contemporaines

Arthur Dreyfus, La Punition

Entretien mené par Carole Lefrançois

Richard Gaitet appartient à cette famille rare de passeurs qui ne se contentent pas de parler des œuvres : il fait de la littérature un terrain d’expériences où l’érudition et la précision critique se mêlent à la fantaisie la plus libre.

Né à Lyon en 1981, écrivain, journaliste, homme de radio et … chanteur, il crée un ovni radiophonique en 2011, la Nova Book Box, juke-box littéraire éclectique sur Radio Nova, mené tambour battant pendant huit saisons. Au printemps 2020, il lance Bookmakers pour Arte Radio, où il ouvre les livres par leurs coulisses, les hésitations des auteurs, leurs secrets de fabrication. Le journaliste y déploie un art de l’écoute d’une rare intensité et un goût manifeste pour les chemins de traverse au long de ses entretiens-fleuve avec les écrivains.

Son imaginaire prolifique déborde largement le studio : il a créé deux prix littéraires (le Prix de La Page 111 et le Prix de Clore), marché sur les pas de Rimbaud (pour Radio Nova), imaginé une course cycliste pataphysique en hommage à Alfred Jarry, signé la série jeunesse fantasque Les records folichons du Professeur Cornichon (sur Arte Radio)… Et su enflammer la scène avec le groupe La Féline — le titre de leur spectacle est sans retour : « Planète B, quitter la Terre ».

Une liberté joyeuse et savante qui irrigue aussi ses propres écrits, dont le roman d’aventure L’Aimant (éd. Intervalle), le récit de son épopée Tête en l’air : un blanc-bec au mont-Blanc, au plus récent Les ours blancs ne perdent pas le Nord. Chez lui, la littérature sort des pages pour devenir mouvement, performance, jeu collectif inventif, et toujours en déséquilibre fécond. Une voix qui rappelle que la littérature n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle se déploie avec rigueur et panache.
Carole Lefrançois

Soirée proposée par Télérama

À lire – Richard Gaitet, Les ours blancs ne perdent pas le Nord, L’école des loisirs, 2025 – Comme un malpropre, Esquif, 2026

Richard Gaitet © Bertrand Gaudillère / Collectif Item 1:23:36 Rencontres radio & podcasts Télérama avec Richard Gaitet

Rencontres radio & podcasts Télérama avec Richard Gaitet

« Si j’avais le choix

je serais un poème

plutôt qu’un poète »

Dany Laferrière
Dans la splendeur de la nuit

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