Vendredi 16 octobre 2015 - 21H30

Festival Actoral

Festival Actoral : Céleste Germe & Das Plateau – « Le début est comme une entaille »

Céleste Germe & Das Plateau -
« Le début est comme une entaille »

D’après « Il faut beaucoup aimer les hommes »
de Marie Darrieussecq

Tarif : 10 € / adhérent : 5 € RÉSERVER

Dans le cadre du Festival Actoral. Un pass pour la soirée complète est également disponible à 20 €.

 

Lecture – performance d’après le roman de Marie Darrieussecq Il faut beaucoup aimer les hommes © P.O.L éditeur, et en prévision de la création de Das Plateau.

 

Il faut beaucoup aimer les hommes est une histoire d’amour. Solange est blanche, Kouhouesso est noir. C’est un roman sur un amour brûlant et douloureux : elle ne regarde que lui, lui regarde ailleurs. Il a un grand projet. Il veut réaliser l’adaptation cinématographique de Au coeur des ténèbres de Conrad. Et partir tourner le film en Afrique. La scène se passe à Los Angeles, ils sont acteurs tous les deux. Il veut sortir des studios d’Hollywood et plonger dans la forêt.

Das Plateau s’empare de l’écriture de Marie Darrieussecq et propose, un an avant la création du spectacle, une lecture-performance à partir de cette oeuvre qui parle d’amour et de racisme, du féminin et du masculin, de la manière dont l’histoire des peuples s’immisce à l’intérieur de l’histoire des hommes.

Le début est comme une entaille témoigne des premiers moments d’expérimentation autour de la narration, de la composition musicale et de la lumière, qui viendront irriguer le travail de création d’Il faut beaucoup aimer les hommes en septembre 2016.

 

CONCEPTION ET RÉALISATION : DAS PLATEAU

JACQUES ALBERT / CÉLESTE GERME / MAËLYS RICORDEAU / JACOB STAMBACH

Mise en scène : Céleste Germe

Dramaturgie : Jacques Albert

Composition musicale et sonore : Jacob Stambach

Avec : Cyril Guei et Maëlys Ricordeau

Création vidéo : Robin Kobrynski

Régie son : Adrien Kanter

Administration – production – diffusion : Emilie Hénin (Bureau FormART)


Production Das Plateau.
Coproduction Théâtre Ouvert, Centre National des Dramaturgies Contemporaines, avec le soutien de la Région Ile-de-France
Un projet soutenu dans le cadre de L’Objet des mots du Festival Actoral, en collaboration avec la SACD.

Cette lecture performance fait suite à une résidence menée à Théâtre Ouvert dans le cadre de l’Ecole Pratique des Auteurs de Théâtre (EPAT) et au Pôle Culturel d’Alfortville.
Création du spectacle à Théâtre Ouvert en septembre 2016.

 

BIOGRAPHIE MARIE DARRIEUSSECQ

 

Marie Darrieussecq, écrivaine et psychanalyste, est née le 3 janvier 1969 à Bayonne et reste attachée au pays basque de son enfance. Après des études de lettres, elle enseigne à Lille avant de se consacrer à l’écriture. En 1988 elle reçoit le prix du jeune écrivain de langue française pour la nouvelle La Randonneuse.

En 1996, son premier roman Truismes, qui raconte l’histoire d’une esthéticienne qui se transforme progressivement en truie, est un immense succès médiatique. Roman provocant, plein d’humour ce récit évoque La métamorphose de Franz Kafka. L’écriture de Marie Darrieussecq s’attache à décrire le corps et ses sensations. La relation mère-fille, cruelle le plus souvent, les limites de l’identité, l’errance, la solitude, la présence de fantômes sont des thèmes fréquents dans ses romans. Le bébé est quant à lui directement autobiographique. Prix Médicis 2013 pour son dernier roman Il faut beaucoup aimer les hommes, elle collabore à des magazines d’art contemporain en France et en Grande-Bretagne. Son œuvre est traduite dans de nombreux pays.

 

BIOGRAPHIE DAS PLATEAU

 

Créé en 2008, Das Plateau développe une écriture scénique totale qui confronte théâtre, littérature, musique, cinéma et danse contemporaine. Après avoir travaillé sur l’écriture de Jacques Albert (publié aux Éditions Théâtrales), Das Plateau s’ouvre aujourd’hui à d’autres auteurs parmi lesquels Pablo Gisbert et Marie Darrieussecq. Les spectacles du collectif cherchent à mettre à jour, au delà du discours, le dessous des choses, ce qui ne peut se dire, ce qui ne peut s’articuler, ce qui dans la complexité du monde ne peut ni se dissoudre, ni se résoudre. La beauté qu’ils tentent de mettre en oeuvre sur le plateau est tout le contraire d’un académisme, elle porte à la fois la marque de la violence du monde et la possibilité d’un espoir. Depuis 2012, Das Plateau développe un enseignement de la mise en scène et de la création dans différentes écoles supérieures d’art dramatique telles que La Manufacture à Lausanne (HETSR), l’ENSATT à Lyon, l’ESAD à Paris. Das Plateau est associé au Carreau du Temple depuis septembre 2015.